Elvgreen

Guide à l’usage des auteurs qui écrivent des livres sexistes (mais qui font pas exprès)

Je viens de finir un bouquin sexiste. J’en ai parlé avec l’auteur (c’est un copain très sympa), il a été tout surpris. Pourtant, après discussion, il est tombé d’accord avec moi : oui, c’est vrai, son bouquin est sexiste. Pas méchamment macho, pas violemment misogyne, non. Juste empreint d’un sexisme ordinaire, qui se traduit dans son livre à la façon d’une loupe qui amplifierait les tares de notre société.

« Purée, j’avais pas fait gaffe, si seulement j’aurais su ! » qu’il me sort. Comme ce n’est pas la première fois que j’entends ça, j’ai tenté de rédiger un petit guide pour mes collègues auteurs/trices qui NE VEULENT PAS être sexistes, mais ignorent comment éviter les pièges.

Lire plus →

bandeau

Plafond de verre : mode d’emploi

On pourrait prétendre que ce billet n’est pas d’actualité. Après tout, la grogne des femelles suite à leur absence dans la liste des auteurs sélectionnés pour le grand prix d’Angoulême est une affaire qui a déjà trois mois, même si Franck Bondoux a récemment fait parler de lui en exploitant sa fibre misogyne.

Malheureusement, après les hauts cris, les scandales, la tempête se calme et… viennent les bavardages entre copains. Et c’est là, entre deux aimables paroles de collègues qui ne vous veulent que du bien, qu’on mesure le chemin qui reste à parcourir.

Lire plus →

costauds30

Auteur, auteure ou autrice ?

Il y a trois jours, une petite fille de 8 ans m’a posé cette question : « On dit auteur, autrice ou auteure ? »

Quelques mois plus tôt, j’aurais probablement traité la question par-dessus la jambe. Je lui aurais dit qu’après avoir longtemps écrit « une auteur », je m’étais mise à écrire « auteure », sans grande conviction, ignorant encore que c’était l’orthographe québecquoise. Depuis, j’écris autrice. Ça ne m’est pas naturel, et je me force un peu. En voici la raison, tournée pour une petite fille de huit ans : Lire plus →

de Pins

Une nuit érotique…

La nuit de samedi à dimanche a été riche en émotion, puisque j’ai participé à un concours de nouvelles très particulier. Les Avocats du Diables (rattachés aux éditions du Diable Vauvert) l’avaient annoncé tambour battant : le premier prix de la nouvelle érotique aurait lieu la nuit du changement d’heure.

http://41.media.tumblr.com/d5db86201da9332b8d62145092e94717/tumblr_nwkso86IxT1tmm38no1_1280.jpg

Lire plus →

Après la remise des prix, on est d'un coup beaucoup moins serrés

Prix Amazon : la part belle aux audacieux

Lundi dernier a eu lieu la remise du Premier Prix Amazon de l’auto-édition. En tant que fondatrice du Label Bad Wolf, j’ai eu la chance et l’honneur de faire partie du jury au milieu d’auteurs fort prestigieux (il y a quelques temps, j’avais réalisé une interview du jury ici), et je remercie chaudement Amazon pour cette opportunité fascinante.

031015DELIBERATIONKDP_123

Le jury au complet, de gauche à droite : Aurélie Valognes, moi-même, Eric Bergaglia d’Amazon, Lorant Deutsch, Wendall Utroi, Laurent Bettoni et Alice Quinn

Lire plus →

Zoebandeau

ZOÉ : merci à la « Manif pour tous »

Mercredi dernier est paru mon dernier livre. Un tantinet débordée, je ne l’avais pas encore annoncé ici. Il s’agit d’une série gags réalisée avec le dessinateur Ben Jurdic et la coloriste Marina Duclos (vous la connaissez, elle fait aussi les couleurs sur Princesse Sara).
Le personnage principal ? Zoé (oui, c’est dans le titre), une pré-ado pleine de vie et enthousiaste parfois jusqu’à la mauvaise foi. Une ado, quoi.
À 13 ans, Zoé se lance dans le baby-sitting. Avec son petit frère Gaétan, elle a l’habitude, ce sera du tout cuit ! Seulement, entre son inexpérience et son enthousiasme brouillon, elle va aligner les gaffes. Heureusement, elle peut compter sur un papa qui la sauvera souvent du désastre… Et puis, il y a aussi Yumeko, sa meilleure amie, qui déteste les enfants mais sait très bien s’y prendre avec eux.

Lire plus →

biblio

Prix Amazon, le mot des jurés

Début octobre, aura lieu la remise du premier grand prix Amazon, qui récompensera un auteur auto-publié sur sa plateforme. Depuis juillet, les jurés présidés par Lorant Deustch sont déjà au travail : Aurélie Valognes, Laurent Bettoni, Wendall Utroi, Alice Quinn et moi-même avons répondu à quelques questions (oui, l’auto-interview est un exercice un peu étrange, j’en conviens).

Vous êtes tous dans le jury Amazon, c’est qu’a priori, l’auto-édition, ça vous parle… En deux mots, vous y êtes arrivés comment ?
Lire plus →

Sara

Princesse Sara : je ne suis pas celle que vous croyez

Aujourd’hui, parait en librairie le 8e tome de Princesse Sara. C’est pour moi un événement. Nous avons déjà dû vendre autour de 120 000 albums de cette série. Et pour fêter ça, en plus d’avoir sélectionné la série pour les 48 heures de la BD, mon éditeur a eu une idée plaisante : faire un ex-libris croisé entre ma série et celle de Patricia Lyfoung, La Rose Écarlate. Nous avons le même public, après tout. En plus Nora Moretti (ma dessinatrice) a, dans une délicieuse initiative, pensé une image unique coupée en deux. C’est du joli travail. Lire plus →

badwolf-pub

BAD WOLF, un label indépendant pour hurler avec le loup

BADWOLFAujourd’hui, paraissent trois livres un peu particuliers, puisque vous ne les trouverez pas en librairie. Pas tout de suite, en tout cas.
Ces trois romans ne seront en vente que sur Amazon. À eux trois, ils forment le premier label numérique et indépendant de littérature. Tout du moins pour ce que j’en sais. Et pour ce qu’en savent ceux que j’ai interrogés sur la question.
La version numérique est disponible dès à présent (à 3,99 euros), la version brochée (papier) le sera dans la journée, ou demain au plus tard (à 17,50).
BAD WOLF, le label de la fantasy méchante et indépendante, a été pensé dans une logique de collection : une charte graphique pour les couvertures (réalisées par Gaëlle Merlini), un chouette logo aussi (réalisé par l’illustrateur Pierô Lalune). Le genre, bien entendu, est le même pour les trois : de la fantasy.

Lire plus →

Le Mot qui arrêta la guerre

L’angélisme réfléchi

Une pile d'exemplaires du Mot qui arrêta la Guerre

Sur le stand Nobi-Nobi pendant le salon du livre

C’était curieux, comme aventure. Le Mot qui arrêta la Guerre est en librairie depuis quinze jours. Toutefois, je l’ai écrit il y a déjà dix ans, même s’il a subi de nombreuses retouches depuis. C’est un conte qui se déroule dans un Japon médiéval, mais en fait peu importe le lieu et l’époque, puisqu’il y est surtout question du pouvoir de l’art, du pouvoir des mots et de ceux que ça dérange. En fait, il y est question de liberté d’expression.

À l’époque où j’ai écrit ce texte, bien que j’aimais beaucoup mon histoire, le message m’avait semblé peut-être un peu évident. Quelle consternation de découvrir que non…

Lire plus →